Comment Shlomo Sand a réinventé le peuple juif

Il y a comme ça des livres sulfureux qui se fraient un chemin vers la notoriété sans crier gare. Une fois qu’ils trônent, on a beau jeu de s’en remettre aux voies impénétrables du bouche à oreille. Ne reste plus alors qu’à en déplorer les dégâts ou à en louer les bienfaits, c’est selon. Pour Comment le peuple juif fut inventé de Shlomo Sand, né en 1946, historien des idées politiques à l’université de Tel-Aviv, dont la thèse centrale est ici résumée ici par ses soins, ça s’est passé ainsi.
Paru le 3 septembre 2008 chez Fayard, il se présentait sous une couverture noire, typographique arborant un immense point d’interrogation en surimpression. Il nous était parvenu précédé par la rumeur des débats orageux lors de sa publication en 2008 en Israël : un vrai succès de librairie (9000 exemplaires, 19 semaines de présence sur la liste des meilleures ventes, 11 émissions de télévision). Le titre de la critique de Haaretz était déjà un signe : « Inventing an invention ». On s’y étonnait de ce que Sand ait “découvert” que, tout au long de leur histoire, les Juifs, comme tous les peuples, se soient trouvés des mythes unificateurs. Depuis son livre a suscité une “affaire Sand” là où il a été publié, avec controverses à l’appui. Pour l’avoir suivie attentivement depuis deux ans, on se dit que seul le peuple juif, avec son goût du pilpoul à l’infini dans sa version laïque, pouvait sécréter en son sein un Shlomo Sand susceptible de le mettre en cause dans ses fondements mêmes, jusqu’à réinventer son histoire à sa manière.


"When bad men combine, the good must associate; else they will fall one by one, an unpitied sacrifice in a contemptible struggle." ~ 















Any world is an illusion, but within illusion, another world, a better world, seems possible. In the material world, the one we think is real, the divide between the 'left' and 'right' is an artificial one. This divide serves to keep us separate from each other and prevents us from seeing clearly that we in fact have shared interests and a common enemy. A better way to approach economy, politics, culture and society would be to take note of the ways in which our societies are divided horizontally: the interests of the few (the elite) and the many (ordinary people). The elite wants to oppress and exploit the rest of us. In a material sense, they are our enemy. They are working to establish a One World Company, aka a totalitarian New World Order. World government is the last thing ordinary people need. We need free and open communities with equal rights for everyone and a profound respect for the many differences between us. We want freedom rather than security. We want peace, not war. Above all else, we want truth, dignity and justice. ~ The Editor


